15e sur la Liste du Bourgmestre à Evere

Everois depuis le plus tendre enfance, j’aime défendre mon petit bout de ville. Au soir du 14 octobre 2012, j’ai été élu Conseiller communal et j’ai exercé la responsabilité de Chef du groupe de la Liste du Bourgmestre au sein du Conseil. Pendant 6 ans, j’ai été chargé de coordonner l’équipe des élu-e-s et des mandataires de la Liste du Bourgmestre et de porter leur voix au sein du Conseil communal. J’ai porté différentes motions et interpellations.

Six ans plus tard, je me représente afin de pouvoir continuer mon travail qui sera toujours inachevé. Mon action en tant que conseiller communal se fait de deux manière différentes. Je considère que l’autorité publique doit jouer un rôle symbolique d’exemple et d’ouverture par rapport à notre population. Elle doit également être le moteur d’actions concrètes de changement. Au niveau local, le symbolique et le concret peuvent être mis en œuvre très rapidement et permettent d’avoir un impact important pour le citoyen.

Faire de la politique c’est à la fois être à l’écoute des citoyens mais également proposer des actions concrètes.

 

MES PRIORITÉS

Participation : Pour être plus à l’écoute des citoyens, je souhaite que la Commune fasse sa transition participative. Inclure la participation citoyenne représentative dans toute une série de processus de décision est un enjeu majeur pour notre démocratie.

C’est possible ? Oui ! Par exemple en dédiant une partie du budget des travaux publics à des aménagements décidés sur base participative. Cela a déjà été mené à Evere au coin de la rue de Paris et de la rue Plaine d’aviation à l’initiative du Centre culturel que je préside.

 

Éducation et culture : Apprendre et partager, cela se fait à tout âge. La Culture ou même les cultures doivent être au cœur de notre processus pédagogique. Avoir une offre culturelle qui nous permet d’apprendre plus à n’importe quel moment de notre vie est très important. Inclure la créativité au coeur du processus pédagogique est une démarche novatrice.

C’est possible ? Oui ! Par exemple en soutenant des projets intergénérationnels, en ouvrant une nouvelle école secondaire à pédagogie active, en ouvrant les écoles en dehors des heures scolaires, en soutenant l’associatif. Cela a déjà été fait en ouvrant un centre d’expression et de créativité à l’Entrela, en développant un projet de cohésion sociale dans le quartier Platon, en augmentant la taille de notre école primaire à pédagogie active, en planifiant l’ouverture d’une école secondaire publique à pédagogie active,…

 

Emploi et jeunesse : Un emploi pour tout le monde. La commune doit être le garant de l’inclusion et de la lutte contre les discriminations à l’embauche.

C’est possible ? Oui ! Par exemple, en développant des ateliers de coaching à l’emploi, en créant des permanences d’écriture de CV, en favorisant l’engagement de jeunes éverois dans la fonction publique communale, en créant un pôle de formation professionnelle à Evere. Cela a déjà été fait en développant un Job Day pour faire se rencontre jeunes et employeurs éverois, en développant des écoles de devoirs,…

 

Pour en savoir plus, suivez mes actualités ou retrouvez moi sur les réseaux sociaux.

Actus

Cliquez sur les images pour découvrir les articles inspirés de l’actualité, quelques échos de presse, des coups de coeur ou de gueule, messages personnels, petites annonces, etc. N’hésitez pas à partager les articles ou à me contacter pour en débattre ! Plus d’infos dans la rubrique MIEUX ME CONNAÎTRE.

 

1BRU1VOTE

Le Collectif 1 BRU1VOTE est un groupe de citoyen.ne.s bruxellois militant pour le droit de vote des étrangers aux élections régionales à Bruxelles. Aujourd’hui, la Région régit bon nombre de compétences liées au quotidien des gens qui habitent à Bruxelles. Pourtant quand il s’agit de demander aux citoyens ce qu’ils veulent pour leur avenir, quand il s’agit de faire vivre notre démocratie en allant voter, une partie importante des bruxelloi.se.s est sans voix.

Le PS a lancé le débat dans la sphère politique depuis un petit temps déjà. Je suis pleinement favorable au droit de vote des étrangers à toutes les élections. À partir du moment où on s’installe durablement dans un pays, où on paie ses impots dans ce pays, où on a toute notre vie sociale et culturelle dans ce pays, il est logique qu’on ait le droit de s’exprimer sur la manière dont ce pays est géré.

Sur proposition du Collectif 1BRU1VOTE, la Commune d’Evere s’est prononcée favorablement à ce principe (à l’exception du MR qui n’a pas soutenu cette idée). Vous trouverez ma vidéo de soutien via ce lien.

Complexe sportif

La Commune d’Evere a décidé de lancer une étude pour créer un tout nouveau complexe sportif dans le Parc d’Evere. Il s’agit de remplacer le hall de sport existant devenant vétuste et dont une partie s’était effondré suite à une malfaçon quelques années auparavant. L’enjeu est de créer un continuum avec les bâtiments déjà existants servant à des clubs sportifs et des associations socioculturelles.

J’ai insisté pour que ce nouveau bâtiment soit un lieu ouvert à tou.te.s et que les activités socioculturelles puissent cotoyer les activités sociosportives pour ne pas créer de séparation entre ces deux mondes. Des installations modernes et fonctionnelles permettront d’embellir le parc et de donner plus de place au sport et aux asbl dans un écrin de verdure d’ampleur.

Rappellons que le Parc d’Evere permet déjà de pratiquer un grand nombre de sport grâce à la piscine publique le Triton, les tout nouveaux terrains de hockey accueillant notamment une équipe féminine membre du top 8 européen, des terrains de tennis, des terrains de football et football américain, des espaces pour le tennis de table, le volley, le futsal, un parcours santé, des espaces de jogging, etc.

Voici quelques images du projet :

coin P

Cela fait maintenant deux que le Centre Culturel d’Evere – l’Entrela’ a décidé de lancer un projet de réamménagement participatif du coin de la rue de Paris et de la rue Plaine d’aviation dit coin P. Il s’agit d’inclure les habitant.e.s du quartier dans la réflexion sur la réhabilitation d’un espace public laissé en déshérance. Grâce au travail de l’équipe des médiateurs culturels du Centre, les habitant.e.s ont été réunis et sollicités à plusieurs reprises sur les idées qui pourraient germer pour rendre vie à cet espace.

L’objectif de la démarche est d’également inclure les voisin.ne.s dans la phase opérationnelle des travaux. À ce jour, le projet est en bonne voie. Une fresque a été réalisée avec les témoignages des habitant.e.s du quartier. Les enfants des deux écoles avoisinantes ont redécorré les bornes électriques. Bientôt le lieu sera végétalisé et une nouvelle vie lui sera donné. Le tout rien qu’à l’énergie des voisins.

Contrôles d’identité au faciès

Probablement que si vous avez mon apparence, le concept de profilage ethnique, de contrôles d’identité au faciès ne vous dit probablement rien. Vous avez sûrement été contrôlé une fois ou deux par la police dans votre vie et en gardez un souvenir amusé que vous racontez avec fierté au coin du barbecue le dimanche devant les potes.

Mais il y a une réalité vécue par une partie de la population qui est tout autre. C’est ce sentiment que le contrôle d’identité fait partie d’un quotidien morose. Certains se sont même habitués et ont intégré la norme. Pourtant, il y a toujours cet arrière petit goût amer dans la gorge qui se transforme en un éternel « pourquoi ? » toujours inexplicable. Voire en une rébellion inexorable.

Pourtant, la Loi est claire. On ne fait pas un contrôle de police pour passer le temps, pour faire pression sur des personnes pour qu’elles ne restent pas à l’endroit où elles sont ou pour justifier à sa hiérarchie qu’on a bien travaillé.

Le paragraphe 1er de l’article 34 de Loi du 5 août 1992 relative à la fonction de police est assez clair. À la lumière de ce texte, l’agent.e de police peut contrôler l’identité de quelqu’un qui est arrêté ou dont il a les preuves qu’il a commis une infraction, quoi de plus normal. Mais il peut encore contrôler s’il a des motifs raisonnables de croire que la personne est recherchée ou qu’elle prépare ou tente de commettre une infraction ou un trouble à l’ordre public. Si tant est que la notion de trouble à l’ordre public est assez vague et laisse une latitude certaine dans le chef de l’officier de police, la loi reste assez précise, il faut des motifs raisonnables !

Un des principes de base de fonctionnement de notre État de Droit est la confiance mutuelle entre les citoyen.ne.s et leurs services publics. Ces derniers sont la concrétisation de la volonté commune de répondre aux enjeux de société de manière publique et égalitaire. La police est l’un d’eux. Son rôle : préserver la paix publique. Or, aujourd’hui, la confiance entre la police et certain.e.s citoyen.ne.s n’existe plus. Où est la faute, difficile à dire, mais c’est un fait qu’on ne peut nier.

Force est de constater que bon nombre de contrôles opérés aujourd’hui sont systématiquement incompris par les personnes qui les subissent. Cette incompréhension naît du sentiment d’un certain acharnement sur un public plutôt qu’un autre. Les récents rapports émis à la fois par la Ligue des Droits de l’Homme et Amnesty International Belgique pointent un malaise dans la population qui s’étend jusqu’au sein de la Police.

Aujourd’hui, le monde politique ne peut nier une réalité. Il est de sa responsabilité d’agir pour reconstruire un lien de confiance mutuel. Pour cela, il faut agir sur trois volets.

Premièrement, l’importance de la chaîne de commandement semble cruciale à appréhender. C’est d’ailleurs pour cette raison que, par exemple la zone de police Bruxelles Nord (Schaerbeek – Evere – Saint-Josse) a décidé de mener une recherche action en partenariat avec Unia pour définir l’importance des briefings de police dans le profilage ethnique des agents de terrain et trouver des solutions pour le tacler.

Deuxièmement, l’ancrage des agents de police dans leur zone est un atout majeur. Avoir une connaissance du terrain est primordiale pour un officier de proximité, celle-ci s’acquiert par la formation (il faut, par ailleurs, se féliciter de la création d’une école des métiers de police et de sécurité au sein de la Région de Bruxelles-Capitale), l’expérience mais aussi par l’ancrage. Avoir des membres du corps de police qui vivent sur le territoire de la zone, qui en sont issu, qui ont grandi dans ses quartiers permet d’avoir une meilleure appréhension des phénomènes sociaux qui sous-tendent les logiques de quartier et une meilleure analyse des réalités culturelles des populations qui la compose. À Bruxelles comme dans d’autres grandes villes, l’importance d’avoir des policier.e.s issus de toutes les diversités qui composent la ville permet d’amoindrir les clichés et présupposés.

Enfin, troisièmement, rétablir le lien de confiance entre les citoyen.ne.s et les agents de police passera assurément par une meilleure compréhension de ce que fait la police. Des projets favorisant la proximité sont dans ce cas salutaires, par exemple des sensibilisations dès le plus jeune âge, des commissariats de proximité à taille humaine ou une présence positive au quotidien. Le plus important est de faire en sorte que le momentum du contrôle d’identité se passe de manière pacifique. Des principes de base doivent être appliqués, comme le vouvoiement, éviter le contact physique ou la présence trop rapprochée si elle n’est pas nécessaire et expliquer la raison du contrôle d’identité pour que la personne ne se sente pas culpabilisée pour des raisons incomprises.

Un outil efficace pour ce faire est l’attestation de contrôle d’identité. Une fois le contrôle effectué, l’agent remet à la personne contrôlée un petit bordereau avec son matricule, la date, lieu et heure du contrôle ainsi que les raisons qui l’ont amené à le contrôler, les fameux ‘motifs raisonnables’. Au verso de ce bordereau pourrait alors être repris les droits et devoirs du citoyen en cas de contrôle et les voies de plainte s’il estime le contrôle discriminant. Cela éviterait des rébellions inutiles ou que le ton monte électriquement. Il faut évidemment que les voies de plaintes et de recours aboutissent à de réelles enquêtes. Cet outil permettrait aussi d’objectiver les faits.

C’est donc un garant pour le contrôlé et pour l’agent permettant d’ôter une suspicion de profilage ethnique.

Cette attestation a déjà été testée dans différents endroits dans le monde avec des résultats intéressants. On constate que, dans les endroits où cette pratique est mise en place, la police passe moins de temps à faire des contrôles, les infractions dont les auteurs étaient inconnus sont en diminution et le sentiment de sécurité a augmenté. Qu’espérer de mieux ?

Les détracteurs de la proposition argueront de deux entraves majeures que sont le coût et la charge administrative de la mesure. Il faut se rendre à l’évidence, la volonté politique a toujours un coût et une charge si infime soient-ils. Mais il faut bien être conscient que la question est surtout celle de la volonté. Car quand il s’agit de verbaliser, il n’y a aucun agent pour se plaindre du besoin de devoir remplir un petit bordereau et de traiter la procédure administrative. J’ajouterai également qu’à présent déjà tous les contrôles d’identité doivent être enregistrés et l’informatisation de ce processus est en cours. Il suffirait alors d’ajouter un bouton « imprimer le récépissé dans l’application d’encodage et de donner le ticket à la personne contrôlée. On ne peut pas dire qu’il s’agisse là de procédures insurmontables.

Nier le problème des contrôles d’identité au faciès n’est aujourd’hui pas une solution d’avenir. Pouvoir accepter ses failles est aussi la preuve qu’on veut s’améliorer. Mettre en place des outils coordonnés pour lutter contre cela est une urgence sociale. Les zones de police peuvent déjà expérimenter ces outils dès maintenant. À l’avenir, un cadre légal devrait pouvoir les généraliser à l’ensemble du territoire et les encadrer d’un dispositif d’évaluation efficace.

 

plus d’infos dans la presse :

sur le site de la RTBF du 29 septembre 2016

dans Le Soir du 19 juin 2018

plus d’infos dans les études d’Amnesty International Belgium et la Ligue des Droits humains

Interpellation plan Écoles

Ce 27 novembre 2014, j’ai posé une question au Collège des Bourgmestre et échevins sur l’offre scolaire sur le territoire de la commune d’Evere. Voici le texte de mon intervention :

« Monsieur le Président du Conseil, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les échevin-e-s, Collègues,

Nous le savons, à l’instar de la Région Bruxelloise, la Commune d’Evere connait une expansion démographique qui amène de nouveaux défis. Parmi ceux-ci, il en est un capital : l’éducation. Nous devons donner le meilleur pour l’éducation des enfants. C’est pourquoi il est important de disposer d’une offre suffisante et accessible en enseignement. Notre Commune ne peut faire l’impasse sur ce dossier non plus.

Par le biais de cette question, j’aimerais faire le bilan avec vous des actions entreprises par le Collège ou soutenue par votre équipe afin d’augmenter l’offre d’enseignement tant maternelle, que primaire et secondaire à Evere.

Combien de places sont actuellement disponible dans l’enseignement maternelle et primaire à ce jour à Evere ? Quels sont les besoins ? Quels sont les projets en cours pour faire se rencontrer les besoins et les réalités ?

Comment faites-vous pour élargir l’offre d’enseignement secondaire sur le territoire de la Commune ? Dans votre déclaration de politique générale, vous aviez également parlé de l’idée du Collège de pouvoir inaugurer un établissement d’enseignement secondaire à Evere pratique des pédagogies actives comme notamment les pédagogies Frenet. Pouvez-vous nous dire où vous en êtes quant à ce projet particulier ?

Je vous remercie d’avance de vos réponses.« 

À ces interrogations, Dominique Clajot, échevine de l’éducation, a répondu qu’à ce jour, 2086 enfants fréquentent les 4 écoles communales (dont trois sont francophones et une est néerlandophone, cette dernière comptant plus ou moins 300 élèves). La Commune d’Evere n’organise pour le moment que de l’enseignement fondamental (maternelle et primaire). Récemment, la Commune a déjà augmenté sa capacité avec 4 nouvelles classes pavillonnaires à l’école Clair-Vivre grâce au plan école bruxellois et à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le Collège souhaite créer une nouvelle école fondamentale à la rue de Zaventem qui comptera deux cycles complets (plus ou moins 380 élèves). L’ouverture de cette école est prévue pour le 1er septembre 2018. Le Conseil communal a d’ailleurs approuvé à l’unanimité une mission d’auteur de projet à cet effet lors de la même réunion.

Avant cela, le Collège espère également que les rénovations lourdes lancées dans les bâtiments à la rue de Lombaerde pourront permettre l’ouverture d’un cycle complet en plus pour l’école l’Aubier (plus ou moins 190 élèves) dès le 1er septembre 2016.

Au 1er septembre 2015, l’Athénée d’Evere (organisé par la Fédération Wallonie Bruxelles), ouvrira un cycle complet fondamental (plus ou moins 190 élèves).

On peut donc espérer que d’ici la fin de la mandature communale, la capacité d’enfants accueillis dans l’enseignement fondamental officiel sur le territoire de la Commune d’Evere aura augmenté de 760 places. soit une augmentation de 36 % par rapport à 2014.

Dominique Clajot a remarqué que la natalité en 2010 était similaire à celle de 2011, on ne doit donc pas s’attendre à une explosion massive du nombre d’élèves rentrant à l’école. C’est plutôt rassurant. De plus, pour faciliter les inscriptions et éviter d’avoir des chiffres biaisés par des inscriptions multiples de mêmes enfants, la Commune a décidé, avec d’autres communes bruxelloises, de mettre en place un système centralisé pour les inscriptions dans l’enseignement primaire. Ce dossier a été soutenu à l’unanimité lors du même Conseil communal.

En ce qui concerne l’enseignement secondaire, l’échevine m’a fait savoir que le dossier était plus complexe que prévu. En effet, l’idée initiale était de faire un partenariat avec la Commune voisine de Schaerbeek mais ce dernier prend trop de retard et semble donc compromis. Elle m’a tout de même précisé que la réflexion sur une école secondaire publique à pédagogie Frenet continue du côté uniquement éverois.

 

Artistes : ce que dit le PS

Je termine ma série d’analyse des programmes politiques en ce qui concerne les travailleurs des secteurs des arts et de la culture par celui de mon parti. Évidemment un programme ne doit pas toujours se juger en regard du bilan quand on connaît les conjonctures budgétaires imposées en ces temps de crise. S’il est également évident de deviner pour qui je voterai le 25 mai, laissez-moi analyser objectivement ces programmes.

Le programme du PS fait la part belle aux liens entre l’éducation (formelle et non-formelle) et la culture. De nombreux ponts sont à jeter qu’il s’agisse dans les académies, dans les centres culturels, dans les écoles, les organisations de jeunesse, etc. Il ne faut pas négliger ce secteur comme pourvoyeur d’emploi et comme démocratisation de la Culture.

En ce qui concerne l’emploi des travailleurs du secteur des Arts et de la Culture, le PS pointe le fait que la « précarité nuit à la sérénité nécessaire au travail de création ». Une chose est marquante à la lecture du programme, le mot statut n’est pas inscrit. En effet, pour le PS, rien ne sert de vendre un statut quelconque si ce n’est pour savoir ce qu’il contient. Un des enseignements de la soirée de débat organisée par Le Soir et L’Echo le 12 mai dernier est que tout le monde souhaite un statut mais il y a de lourdes divergences sur ce qu’il serait réellement. C’est pourquoi le PS propose de réaliser un cadastre de l’emploi dans le secteur artistique. Il s’agirait d’un outil qui permettrait de savoir quelle est la contribution de l’ONEm à la création comme le disent cyniquement certains. Ce cadastre permettrait d’avoir un canevas sur la réalité afin de l’améliorer et de mettre en place un système qui permet la juste rémunération et la défense des droits des travailleurs du secteur.

Autre point que propose le PS pour aider l’emploi, c’est d’agir sur la formation notamment des métiers techniques. Contrairement à ceux qui disent qu’il faut restreindre, le PS dit qu’il faut soutenir ceux qui veulent travailler ou travaillent dans ces secteurs en leur donnant les meilleurs outils.

Dernier point mis en avant, c’est celui de la répartition objective des aides à la création. S’il est évident qu’il faut mettre en place une vaste simplification administrative (ce que proposent les socialistes), il est évident qu’il faut privilégier la stabilité. C’est pourquoi le PS propose de « privilégier la conclusion de conventions et contrat-programmes pluriannuels ». Je sais que les revendications sont similaires dans le secteur mais beaucoup de jeunes artistes veulent une clarification de la ventilation des budgets entre ce qui est dédié à la création et ce qui est dédié à l’administratif. C’est une demande qui est entendue, le PS va même plus loin en disant qu’il faut « identifier dans [le cadre budgétaire] la part affectée à l’emploi artistique au sein de chaque opérateur bénéficiaire d’une convention ou d’un contrat-programmes ».

C’est dans la partie consacrée au financement de la Culture qu’il manque parfois d’ambition. En effet, le PS inscrit dans les prémices de son programme qu’il souhaite avoir un programme qui ne s’affranchit pas de contraintes budgétaires ou institutionnelles. Il s’agit donc d’un programme réaliste mais vu le contexte rigoureux imposé par la Commission européenne, il n’est pas possible de raser gratis ! Le PS réaffirme donc l’importance du financement public de la Culture mais se rend bien compte qu’il faudra également élargir l’assiette en puisant dans la manne du privée mais avec des balises évidemment. Là où d’autres partis parlent de mécénat, il est bon de rappeler qu’il existe déjà des possibilité via la fondation pour les arts. Le PS affirme qu’il faudra encadrer et promouvoir le crowdfunding qui est, à mon sens, un emplâtre sur une jambe de bois. En ce qui concerne le tax shelter, le PS est le parti le plus clair : il s’agira de le recentrer pour un soutien aux réalisateurs et producteurs belges afin d’éviter les montages financiers au profit de méga productions étrangères ne favorisant pas l’emploi pour les travailleurs en Belgique. La réflexion pour étendre ce système aux autres secteurs culturels devra également être menée. C’est honnête de ne pas dire qu’ils vont le faire sans réfléchir, cela posera beaucoup de questions qu’il faudra déminer avant de se lancer dans une réforme. Une autre idée intéressante du PS est de créer un fonds culturel interdisciplinaire pour les nouvelles formes de création qui serait alimenté par une partie des moyens issus des droits de la copie privée. C’est une manière de mutualiser des moyens et de les réinvestir dans le secteur qui est honnête et ambitieuse.

Pour conclure, le programme du PS n’est pas celui qui colle le plus avec ce que certains travailleurs du secteur des arts et de la culture veulent entendre, mais je constate qu’il y a une honnêteté importante. En effet, les socialistes promettent de se pencher clairement sur la question avec les travailleurs eux-même. Mais pour que cela fonctionne, il faudra que la concertation fonctionne, c’est pour cela que les travailleurs doivent investir leur syndicat ou doivent s’organiser pour faire entendre leur voix d’une part mais aussi pour pouvoir négocier fermement et solidement. Le PS sera un parti à l’écoute de ces structures de concertation, il n’y a aucun doute de cela. Au delà de ce qui est écrit dans le programme, le PS s’est déjà engagé à mettre le point de la révision de la réforme de Monica De Conninck sur la table dès la formation du prochain gouvernement s’il est associé aux négociations.  C’est un engagement fort et nécessaire pour éviter le bain de sang social annoncé par cette réforme unilatérale de la Ministre flamande.

Pour plonger plus dans le programme du PS, allez à la page 351 du document disponible en ligne.

 

Artistes : ce que dit le cdH

Suite et presque fin de la série d’analyse des programmes pour les travailleurs des arts et de la culture. C’est au tour du cdH de passer à la loupe. Mais force est de constater qu’il n’y a pas grand chose à voir. Visiblement, l’ancien parti social-chrétien ne fait pas montre de beaucoup de technicité sur ce dossier important.

On constate de nombreuses banalités ou d’autres bizarreries qui n’apparaissent pas comme essentiel. Par exemple, on notera l’envie du cdH de mener une politique culturelle au niveau européen, c’est très ambitieux, mais sans savoir ce qu’on met dedans, c’est très creux ! D’autres déclarations de bonne intention sont faites mais sans rien de concret. C’est un peu dommage.

En ce qui concerne le statut des travailleurs du secteur, rien n’est mis précisément sur la vision et la volonté politique dans ce dossier à part l’idée de créer une commission paritaire ad hoc pour les travailleurs du secteur événementiel (idée louable mais qui ne répond pas à la question).

En ce qui concerne le financement du secteur. Le cdH mise beaucoup sur les capacités des régions à investir. L’idée n’est pas inintéressante car elle permet de soutenir l’emploi. Maintenant, il faut que ces fonds fonctionnent bien et soient alimentés pour qu’ils soient efficaces. L’idée de l’élargissement du tax shelter à d’autres secteurs revient aussi sur la table et ce n’est pas mauvais non plus. Peu de choses sont dites sur la manières dont l’argent doit être réparti.

Une idée phare du cdH est la création d’un G20 culturel pour coordonner la politique au niveau bruxellois. C’est une sorte de récupération du travail déjà fait par le réseau des arts pour Bruxelles. Ce n’est qu’une formalisation de ce qui existe déjà. Je crains que ce genre d’initiative ne fera que dualiser encore plus le milieu de la culture à Bruxelles entre les grosses institutions d’une part qui agiront de manière coordonnée et se répartiront le gros du gâteau et les petites institutions qui galèreront encore plus.

Pour plus d’infos, retrouvez le programme du cdH de manière morcelée ici, ici et encore ici.

Artistes : ce que dit ECOLO

Passons à présent à ce qu’ECOLO nous dit pour les travailleurs du secteur des Arts et de la Culture. Ceux qui me lisent régulièrement savent que je n’aime pas mentir. Quand quelque chose est bon, il faut aussi pouvoir le dire. Les propositions sur le statut sont très intéressantes et en phase avec les diverses revendications actuelles du secteur. Le parti Vert semble donc être un partenaire idéal pour faire avancer ce dossier. Malheureusement, les socialistes et les écologistes n’ont encore jamais réussi à former une majorité à deux. Ceci dit, certaines avancées ont déjà eu lieu et sont totalement occultée par ECOLO. Le visa « artiste », quand il sera opérationnel, permettra d’éviter toutes les équivoques qui sont pointées dans le programme des verts.

Dans son programme, ECOLO parle beaucoup du pilotage, de la collecte de donnée, de cadastre de l’emploi, etc. Si ces initiatives peuvent être intéressantes pour objectiver certaines données, il ne faut pas tomber dans l’excès en la matière. Ce sont néanmoins des démarches importantes pour se rendre compte de la situation. Mais bon nombre de personnes diraient qu’en ayant une oreille attentive, on peut facilement se rendre compte de la réalité.

Soutenir l’emploi passe par le soutien à la création. Une nouvelle fois, ECOLO utilise les bons mots pour convaincre. Mais il est assez facile de dire qu’on souhaite revaloriser les subsides quand les caisses sont vides. C’est là le drame de la législature passée, c’est que le gouvernement a dû remplir ses missions tout en ayant un manque cruel de moyens. A ce niveau, les propositions sont introuvables. ECOLO, fidèle à sa tradition, parle beaucoup de gouvernance culturelle qui impliquerait une objectivation des subsides. Encore une fois, je me pose sincèrement la faisabilité de cela. Ne risque-t-on pas de tomber dans le saupoudrage complaisant ne permettant pas l’ambition et l’excellence dans certains projets mobilisateurs ? De plus, quand on cède la place à la gouvernance, c’est qu’on abandonne nos missions de gouvernement. Les élus sont aussi là pour faire des choix et les assumer, non pour être des super bureaucrates se cachant derrière une fausse objectivité.

Bref, si on peut être séduit par quelques propositions d’ECOLO sur la question, cela ne doit pas occulter leur participation à la majorité olivier sortante. On a d’ailleurs l’impression que le programme du parti vert reprend toutes les critiques qu’ils ont toujours voulu dire mais qu’ils n’ont jamais formulée. Tous ceux qui auraient donc des griefs légitimes ou non sur la politique de la Ministre actuelle de la Culture ne doivent pas oublier que tous les points ont été approuvés par le Gouvernement et le Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles avec le soutien d’ECOLO et du cdH.

lien vers le programme d’ECOLO en matière de Culture et médias.

Artistes : ce que dit le FDF

Continuons l’analyse des programmes politiques des partis avant ces élections du 25 mai 2014. Aujourd’hui, c’est au tour du FDF de passer sous la loupe. Vu l’historique de ce parti, il est évident qu’il consacre une bonne partie à la question de la place de la langue française à Bruxelles et dans sa périphérie. Ce qui est plutôt intéressant, c’est que le FDF parle de culture française et non francophone. Serait-ce une manière de nier le brassage de la Culture chez nous ? Pourquoi cette crainte de parler de création belge ? Une chorégraphie a rarement une langue et il serait étonnant de la catégoriser selon la langue parlée par ses créateurs.

Passons cette absurdité pour nous intéresser au programme concret. Quand on parle du subventionnement de la Culture, le FDF tombe dans les mêmes rengaines que le MR : mécénat, dons, tax shelter : les solutions à tout. Visiblement, la scission des deux partis n’est pas si nette que ça. Le parti dénonce la politisation des subventionnement et veut des experts dans les commissions d’avis. Cela fera surement plaisir aux experts qui y siègent déjà qui se voit réduits au rang de pion politique.

Le FDF s’attaque également aux institutions. Trop lourdes, trop couteuses. Si on ne doit pas éluder le débat sur le fonctionnement des grandes institutions, il faut arrêter de tomber dans la démagogie. Une idée semble toutefois intéressante, c’est celle de lier le mandat de directeur artistique à celui d’un directeur financier. Cela rejoint déjà le fonctionnement de certaines entités, mais ne nous leurrons pas, toutes les structures ne peuvent pas engager deux postes de direction. Et cela peut poser des questions en terme de continuité des structures. Ces dernières ne seraient donc plus que des lieux et plus des maisons avec leur histoire ?

En ce qui concerne le statut des travailleurs du secteur des arts et de la culture, le FDF touche quand même un mot, mais ça commence mal, je cite, : « depuis longtemps, nous appelions de nos vœux la clarification du statut des artistes, surtout en temps de crise économique. C’est aujourd’hui chose faite… » Et ensuite, de pointer les lacunes du système actuel que nous connaissons toutes et tous. L’analyse est intéressante pour celui qui a vécu dans une caverne les derniers mois, mais les propositions sont inexistantes. Il n’y a donc rien à dire.

Pour consulter le programme du FDF, rendez-vous sur leur site.

Artistes : ce que dit le MR

Suite de la série sur l’analyse des programmes politiques pour les travailleurs des arts et de la culture. Cette fois-ci c’est le MR qui passe à la loupe. Ayant eu le portefeuille de la Culture jusqu’en 2004 avec successivement Richard Miller et Daniel Ducarme, certains disent parfois regretter ces Ministres. Mais quelle est la vision du secteur chez les libéraux en 2014 ?

Le MR nous étale les grandes valeurs comme la liberté d’expression. Mais les libéraux oublient bien souvent que des droits et libertés sans moyens pour les exercer ne sont rien. Le MR reproche au secteur d’être inféodé au pouvoir politique. C’est assez étonnant quand on sait que le dernier Ministre MR de la Culture, Feu Daniel Ducarme, n’hésitait pas à outrepasser les décisions des commissions d’avis pour faire ses choix personnels. Aujourd’hui, la Ministre actuelle s’est efforcée à suivre les décisions des conseils d’avis pour objectiver au maximum les procédure. Le MR semble occulter ce qui a été fait en la matière. Ils pensent même un système ou tout serait dénuer de décisions politiques et où les subsidiations passeraient par une autorité bureaucratique qui jugerait avec des critères objectifs. Mais cette tache peut vite s’avérer être une gageure car c’est la voie ouverte vers l’homogénéisation de la culture. Qu’adviendra-t-il des projets émergeants ?

Le MR lie la précarisation actuelle du secteur des Arts et de la Culture à sa dépendance au financement public. Le parti libéral vient même à regretter les diminutions de budget dont souffre la culture. C’est assez étonnant quand on sait que ces diminutions ont été imposées par les règles de gouvernance économique européenne que les libéraux n’arrêtent pas de vanter. Mais on n’est pas à une incohérence près. On pourrait croire du coup que les réformateurs seraient favorable à un refinancement public garant de pluralité et de la liberté d’expression. Mais non, les solutions du MR sont : l’encouragement des dons, mécénats, crowfunding ou tax shelter. Si ce sont certes des moyens envisageables, on ne peut que s’interroger sur la manière dont ces moyens seront distribués et si ceux-ci permettront toujours à toutes les cultures de se financer.

En ce qui concerne le statut des travailleurs, sur le fond, le MR souhaite que rien ne change. Le parti est juste prêt à effectuer quelques corrections qui vont dans le bon sens comme la diminution du nombre de jour de travail pour l’obtention du « statut » et l’élargissement de ce « statut » à tous ceux qui sont dans une forme d’intermittence (donc pas que les créateurs). Les réformateurs sont donc ouverts à une protection accrue des travailleurs du secteur des arts et de la culture.

Ce qui pose question, c’est le sous-texte et les vieux démons du MR. Cela reste un parti libéral, de droite, pour qui la liberté d’expression est le prétexte pour ne pas faire le choix d’investir de l’argent public dans la création car il ne faut pas favoriser l’un par rapport à l’autre. Mais que serait ce secteur face à la loi du marché ? La création alternative reprendra son apparence marginale pour peut-être tomber dans l’oubli. Le MR parle beaucoup d’économie de la culture, d’industrie culturelle et de marché culturel comme pourvoyeurs d’emploi. Mais ce n’est pas un secteur où on met les gens à l’emploi comme à l’usine, il y a toute une démarche créative et artistique qui veut nourrir notre société contemporaine pour la faire évoluer… mais gare à vous si vous attaquez leur terrain de chasse : l’économie de marché !

Pour retrouver la position du MR sur la question, allez à la page 125 de leur programme.

 

Artistes : ce que dit le PTB-Go!

Sur mon site, je vais analyser le programme des partis en ce qui concerne les travailleurs du secteurs des arts et de la culture. Je commence cette série par l’analyse du programme du parti qui semble avoir le vent en poupe grâce à ses slogans accrocheurs et ses discours enflammés. Mais que se cache derrière cette façade ? Fabrice Murgia, comédien et metteur en scène, annonçait son soutien au PTB-Go! pour les prochaines élections, mais le petit parti ex-maoïste est-il réellement celui que les artistes et autres travailleurs de la culture souhaitent ?

Le programme du PTB-Go! pour la Culture montre bien la méconnaissance et le manque d’ambition et de réalité pour ce secteur. Si le domaine des arts et de la culture est un lieu d’utopie, les travailleurs veulent du concret. Le petit parti d’extrême-gauche passe plus de temps sur les constats que sur les propositions. Il est facile de partager les constats. Mais on ne demande pas à un parti politique d’être observateur, on lui demande d’agir sur le réel.

En ce qui concerne le statut des travailleurs du secteurs des arts et de la Culture, Raoul Hedebouw, le porte parole du PTB, dit : « Il est nécessaire d’ouvrir un débat conséquent et impliquant tous les partenaires sociaux, culturels et artistiques pour aboutir à un réel statut prenant en compte la réalité du milieu et de ses impératifs. » WAOUW !!! Ca c’est révolutionnaire. Le parti qui critique la langue de bois des autres fait ici preuve d’un discours abstrait. Ce débat, il est ouvert depuis dix ans. S’il était si simple à faire aboutir, le réel statut que tous les partis progressistes souhaitent, existerait déjà.

Autre absurdité, le PTB souhaite que si on gagne 15 000 € en 18 mois, on puisse obtenir son statut d’artiste (par ailleurs, le parti ne dit pas de quel statut il parle). Quel retour en arrière… Aujourd’hui, il faut travailler 312 jours en 21 mois si on a moins de 36 ans pour obtenir le « statut » actuel, ce qui équivaut (selon la règle du cachet) à gagner un peu plus de 12 000 € en 21 mois. Le PTB est donc favorable au durcissement des conditions pour obtenir le statut.

En ce qui concerne le financement de la Culture, on tombe dans la démagogie totale. Les programmes électoraux servent bien à ça, mais est-ce tenable ? Le PTB souhaite une augmentation de l’enveloppe globale du budget de la Culture. Le PS et moi-même y sommes également favorables, mais ça ne répond pas du tout à la manière dont ils sont répartis. Le PTB parle de quotas pour éviter l’homogénéisation… cette maxime énigmatique ne répond toujours pas à la question. Enfin, le PTB veut s’opposer au financement privé de la Culture. Je le suis dogmatiquement également. Mais je n’ai aucun problème en ce qui concerne l’existence de lieux culturels privés, de sponsoring d’événements artistiques et culturels ni de financement comme le tax shelter (que le PTB ne veut d’ailleurs pas supprimer mais simplement revoir… ce qui vient d’être fait grâce au PS). Cela permet aux travailleurs d’exercer leur métier. Par contre, on ne peut transiger sur la liberté de création ni sur l’accessibilité à tous les publics. Mais là dessus, je pense que nous sommes toutes et tous d’accord.

Le programme du PTB-Go! en matière de Culture en version light ou en version longue.

Pour rappel, lisez mon engagement pour le secteurs des arts et de la culture plus loin sur ce site.

P.S. : Renseignements pris, depuis le 1 avril 2014, les montants ont été indexés. Je me suis basé sur les anciens montants, tel que le PTB l’a fait lors de l’élaboration de son programme. Mais aujourd’hui, un jour de travail, dans la méthode de calcul de la prestation au cachet, vaut 57,73 € et plus 38,44 €.  Du coup, si j’effectue un rapide calcul… Pour avoir accès au « statut », le PTB propose qu’il faille gagner 15 000 € en 540 jours (18 mois). Si je divise ces 15 000 € par 57,73 €, cela veut dire qu’il faut travailler 260 jours sur 540 pour avoir le statut, soit 49% de la période de référence. Avec la méthode actuelle, il faut travailler 312 jours sur 630, soit 50% de la période de référence. Mais la période de référence étant plus courte dans ce que le PTB propose, cela laisse moins d’opportunités de contrats. La réforme proposée n’est donc en rien favorable aux travailleurs, et vu le plus court laps de temps de référence, cela durcit effectivement la tâche, je tempère mais ne retire pas du tout mes propos.

Hommage à Mandela

En décembre dernier, Nelson Mandela nous quittait. Nous avons toutes et tous en mémoire le sourire de ce grand monsieur qui a lutté toute sa vie pour l’égalité et la liberté. Ce sud-africain a fondé l’ANC et a combattu le régime d’apartheid dans lequel vivait son pays. L’Afrique du Sud a connu pendant de longues années un régime ségrégationniste. Selon votre couleur de peau, vos droits différaient. Tout un peuple vivait sous la domination d’un autre. Mandela a uni tous ceux qui voulaient l’égalité et s’est attaqué violemment à l’appareil qui organisait ce système raciste. Il a également passé une bonne partie de sa vie en prison. Ce qui frappe chez cet homme, c’est la capacité à avoir pu abandonner les armes et opter pour la lutte non-violente. Ce combat pacifique a embrasé la planète et c’est alors que la communauté internationale a réagi en faisant pression économiquement et en boycottant le régime de l’apartheid. Ces facteurs combinés ont mené à l’ouverture de la société sud-africaine et l’élection de Nelson Mandela comme président. Il a directement mis en place des outils pour permettre au pays d’avancer en pansant ses blessures.

Nelson Mandela a aussi exprimé une grande solidarité internationale avec les peuples en lutte pour l’égalité. Il a fait adhérer l’ANC à l’Internationale Socialiste, il a soutenu les cubains, il a exprimé son souhait d’égalité et de liberté pour le peuple palestinien. C’est une figure importante dans l’histoire mondiale. Son parcours doit être un exemple pour nous toutes et tous. Il est essentiel de ne pas oublier son héritage, son message. C’est pour cette raison que je souhaite que son nom reste gravé dans l’espace public. J’ai fait voté une motion au Conseil communal d’Evere appelant à nommer un nouveau lieu en l’hommage de Nelson Mandela. Que ce soit une rue, une place, une école, un espace dédié au sport ou à la culture, il est essentiel que les jeunes générations puissent connaître ce nom et sache le parcours qui se cache derrière. Ce texte a été soutenu à l’unanimité.

En 2018, la Commune d’Evere a donc inauguré un tout nouveau parc public Nelson Mandela.

Légalisation du cannabis

Le 28 janvier dernier, je cosignais dans le quotidien Le Soir, une carte blanche demandant la légalisation du Cannabis. Avec les autres présidents de jeunesses politiques de Flandre (hormis les jong CD&V et les jong NV-A) et de Wallonie-Bruxelles (hormis les jeunes cdH), je revendique une politique qui arrête de s’enfoncer la tête dans le sable par rapport à cette problématique.

Face à une consommation qui atteint des records, j’estime qu’il faut arrêter les politiques prohibitionnistes et mener une réelle réflexion sur la manière de lutter efficacement contre les assuétudes et les effets négatifs de la surconsommation. Comme pour l’alcool, il faut être strict sur les règles en matière de vente, de publicité, de contrôle de la qualité et de répression de l’ivresse (il faudra peut-être adapter le vocabulaire), mais on ne peut restreindre le droit au plaisir de tout un chacun… avec modération, évidemment. Je propose que l’agence fédérale des médicaments ou une agence créée à cet effet soit chargé de contrôler la qualité des produits qui se vendent en Belgique. Les produits seraient vendus dans des points de vente agréés ou dans les pharmacies ou encore dans des points de vente spécifiques organisés par l’État. Cette vente (tout comme la consommation d’ailleurs) ne serait autorisée qu’aux majeurs. L’État pourrait ainsi prélever des accises sur la vente. Cet argent pourrait notamment financer des campagnes de prévention et de diminution des risques. N’oublions pas qu’une politique préventive vaut toujours mieux qu’une politique répressive. Légaliser permet également de couper l’herbe sous le pied de nombre de petits ou grands réseaux de distribution illégale qui entraînent trop souvent autour d’eux violence et délinquance.

Retrouvez ci-dessous le texte signé par les jeunesses politiques :

La légalisation de la marijuana en Uruguay et au Colorado, la politique «tolérance zéro» de Bart de Wever à Anvers, la destruction de plantations clandestines en Wallonie, ces faits d’actualité ont réouvert le débat sur la politique à adopter en matières de drogues. Les jeunesses politiques constatent que les mesures actuelles en Belgique ne remplissent pas leurs objectifs. En effet, aujourd’hui, malgré des lois répressives, le cannabis est la substance psychoactive illégale la plus consommée en Belgique.

Ne nous voilons pas la face, une société sans drogue n’existe pas. Alors pourquoi la nier ? Pourquoi consciemment laisser la place à un marché au noir, peu scrupuleux de la qualité des marchandises et donc de la santé des consommateurs ? Pourquoi s’enfouir la tête dans le sable et créer une économie parallèle qui se mêle parfois avec la délinquance ?

Les Jeunes Socialistes francophones et flamands, les Jeunes MR, les Jong VLD, écoloJ, les jong Groen, les Jeunes FDF et Comac s’associent aujourd’hui pour que l’État prenne enfin ses responsabilités et fasse de la politique des drogues un enjeu de santé publique. Le rassemblement de tous les jeunes investis en politique en Fédération Wallonie-Bruxelles, à l’exception des jeunes cdH et des jong CD&V, montre un consensus large et important qui traduit la réalité des attentes de la jeunesse.

Normalement, la détention de marijuana par une personne majeure est tolérée en Belgique si celle-ci ne dépasse pas 3g. Mais certains Bourgmestres, comme celui d’Anvers, décident d’appliquer des politiques plus restrictives, au lieu de promouvoir la prévention1.

Nous sommes convaincus que les mesures répressives n’amèneront pas une diminution de la consommation d’herbe verte, comme la prohibition de l’alcool aux États-Unis dans les années 20  n’a pas empêché à cette époque-là la consommation de boissons alcoolisées. Celle-ci n’avait d’ailleurs jamais été aussi grande que pendant la période de prohibition. L’histoire nous rappelle les ravages des alcools frelatés, la dangerosité des distilleries clandestines et les risques encourus pour la santé dû à la clandestinité et au silence forcé autour des problèmes de consommation.

La levée de l’illégalité sur le cannabis permettrait même de casser les tabous et l’attrait de l’interdit. Les pays légalisateurs n’ont en effet pas constaté d’augmentation de la consommation d’herbes. Les autorités sanitaires néerlandaises ont, elles, relevé une diminution de celle-ci après la mise en œuvre de la vente légale de cannabis.

Nous sommes jeunes mais pas irresponsables. Nous ne prônons pas une politique de débauche et de déchéance mais justement des choix responsables, en dehors de toute hypocrisie. Fumer est un choix personnel, qui concerne en premier lieu la liberté individuelle du consommateur. Aujourd’hui, d’autres « drogues » sont légales et personne ne s’en émeut. Elles amènent des risques pour la santé publique, mais nous savons que la meilleure manière de combattre ces risques se fera non par la force, mais par l’information, la prévention, la réduction des risques et un travail sur les causes qui mènent à la consommation problématique de substances psychotropes.

Qu’on ne s’y trompe pas. Nous ne minimisons pas les effets négatifs sur la santé, sur la vie sociale et sur l’équilibre psychologique que les drogues peuvent avoir. Ces dangers peuvent être augmentés par l’accoutumance que certaines substances procurent. Nous ne nions pas les dangers mais nous restons persuadés que la politique actuelle rend extrêmement difficile la prévention des risques liés à la consommation régulière.

Aujourd’hui, plusieurs pays européens comme les Pays-Bas, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne mais aussi le Canada et plusieurs États américains, ont déjà légalisé l’usage médical du cannabis. En effet, il est prouvé que la consommation de cannabis a des effets positifs sur les personnes ayant un cancer ou des maladies et/ou douleurs chroniques. Par exemple, le cannabis est déjà utilisé dans ces pays avec des résultats positifs pour traiter la nausée et les vomissements associés aux chimiothérapies, l’anorexie associée au sida ou encore pour soulager la douleur et détendre les muscles. Certaines recherches récentes démontrent également que la marijuana peut aussi contribuer à prévenir le cancer.

Bon nombre de marijuana sont de mauvaises qualités, sont le fruit d’expérimentations génétiques ou sont coupées avec des substances chimiques ou naturelles mais nocives pour la santé. La légalisation du cannabis vise, entre autres, à protéger ses consommateurs.. Nous souhaitons aussi la mise en place de campagnes de prévention des assuétudes et de diminution des risques. Ces outils pourraient être mis en place grâce à la taxation de la production et/ou de la vente légale de cannabis ou surtout, par un usage différent des budgets « répressifs » existants.

C’est la jeunesse politique qui prend la parole sur un sujet complexe qui mérite un débat serein et non passionné. Nous souhaitons que les partis politiques puissent débattre au-delà des clivages et des enjeux politiciens sur la question avec l’appui de la communauté scientifique. Notre objectif est de préserver la santé de nos concitoyens tout en étant réaliste. La Belgique a toujours été dans le peloton de tête sur de nombreuses questions de société, la légalisation du cannabis est une avancée importante. Il est temps d’accrocher la locomotive.

David Cordonnier, président des Jeunes Socialistes

Lora Nivesse, présidente des Jeunes MR

Caroline Saal et Guillaume Le Mayeur, co-présidents d’écoloJ

Jérôme De Mot, président des Jeunes FDF

Aurélie Decoene, présidente de Comac

Bert Schelfhout, président des jongVLD

Sanne Doms, présidente des Jongsocialisten

Bram Van Braeckevelt, président de jong Groen

1 Dans la ville du leader de la NV-A, les détenteurs de cannabis devront dorénavant payer une amende de 75 euros, même s’ils transportent moins de 3 grammes.

Droit de vote des étrangers

J’ai été interviewé par le journal de Potes@Potes, le journal de la Fédération française des maisons des potes. La question du droit de vote des étrangers anime le débat politique français. François Hollande l’avait promis lors de sa campagne présidentielle et la réforme peine à venir. Pourtant, la Belgique l’a mis en place depuis presque 10 ans sans aucun problème. Aujourd’hui, la question du droit de vote des étrangers est toujours prégnante. Faut-il l’élargir à d’autres élections que les communales ? J’y suis personnellement favorable. Mon raisonnement est simple. A partir d’un moment où on paye ses impôts dans un pays et qu’on y est installé durablement, on participe déjà, malgré soi, à la vie démocratique. Il me paraît donc logique qu’on puisse y exercer le droit de tous les citoyens : s’exprimer pour dire qui doit gérer le pays ou la région.

Retrouvez mon interview sur le site du journal ou lisez-là ci-dessous :

En Belgique, en 2004, les Socialistes ont convaincu les libéraux d’accorder le droit de vote aux ressortissants étrangers. Comment s’est passé le débat qui a entouré la mise en place du droit de vote en Belgique ?

 Ce genre de proposition fait toujours débat dans la société mais c’est un débat qui doit être recadré. La question concerne ici l’octroi du droit de vote pour les élections communales (équivalent des municipales) à des étrangers résidant depuis 5 ans en Belgique. L’essence de cette norme réside pour moi dans la participation à la vie de la collectivité. Pour les Jeunes socialistes, il était évident que, quand on vit dans un endroit, quand on y met ses enfants dans les crèches ou dans les écoles, quand on utilise les services collectifs, quand on paye ses impôts, etc. on puisse pouvoir s’exprimer et choisir comment et par qui la collectivité sera gérée. La question ne va pas plus loin que ça. Dans les débats autour de ce projet, je suis assez ennuyé par certaines réactions contre l’ouverture du droit de vote aux étrangers au niveau local. Celles-ci ont parfois quelques relents de racismes nauséabonds qu’il faut absolument combattre.

Quelles étaient les premières revendications, et quel compromis a été fait pour construire une alliance en faveur du droit de vote?

 Pour arriver à la loi du 19 mars 2004, il a fallu de longs débats parlementaires. Afin de réunir une majorité, il fallait absolument un accord entre socialistes et libéraux. Les débats furent complexes mais la loi a abouti. Il a néanmoins fallu trouver un compromis. Les partenaires libéraux étaient très revendicatifs en ce qui concerne une affirmation de l’attachement des étrangers qui voteraient aux valeurs de notre pays. Même si ce concept est d’une abstraction absolue, il a quand même été intégré dans la loi l’obligation pour tout votant étranger hors UE de signer une déclaration de respect de la Constitution, des Lois belges et de la convention européenne des Droits de l’homme. Il s’agit néanmoins d’une simple formalité.

Pensez-vous que les restrictions à ce droit pourront évoluer?

 Pour le moment, le débat ne se pose plus. Néanmoins, la condition de durée de résidence avait fait l’objet de longues discutions même si le consensus final était très largement partagé. L’élargissement du droit de vote des étrangers à d’autres niveaux de pouvoir n’est pas du tout à l’ordre du jour, même si je pense, à titre personnel, qu’on devrait avoir une réflexion à cet égard. Aujourd’hui, les personnes installées durablement en Belgique peuvent toujours faire une demande de naturalisation et si cette dernière aboutit, ils jouiront des droits civils et politiques accordés à tous les citoyens. C’est une étape supplémentaire que certains étrangers ne font pas car ils ne veulent pas nécessairement couper les liens avec leurs origines ou parce qu’ils n’en voient pas la nécessité. Ces personnes sont pourtant exclues du débat démocratique car elles n’ont pas voix au chapitre. Malheureusement, l’ouverture du droit de vote au niveau local fut déjà un débat tellement traumatisant pour certains qu’il n’est pas aisé de rouvrir le sujet qui serait une boîte de Pandore pour le racisme latent. Et pourtant, le débat sur la démocratie ne devrait pas éluder ces questions.

Aujourd’hui, à moins d’un an des premières élections communales où les étrangers ont pu participer, les questions qui se posent soit surtout comment améliorer la participation. Comme vous le savez, en Belgique, le droit de vote est obligatoire et tout le monde est donc inscrit sur les listes électorales. Les étrangers doivent, quant à eux, préalablement s’inscrire. Une fois inscrit, ils sont obligés de voter. Malheureusement, le 14 octobre dernier, peu d’étrangers étaient inscrits sur les listes. Il faut donc continuer le travail de sensibilisation des publics concernés pour qu’ils s’intéressent au débat démocratique et qu’ils s’inscrivent. Malheureusement, c’est rarement la première considération quand on est au cœur d’une campagne électorale. Nous avons donc 6 ans pour en parler à nouveau.

Comment insuffler une dynamique européenne à ce droit ?

 L’Europe peut être précurseur à cet égard. Rappelons que c’est l’Union Européenne qui a permis les premières avancées en matière de droit de vote des étrangers puisqu’elle le réclamait pour les citoyens intra-européens. On peut d’ailleurs dire que c’est une réussite au niveau belge, surtout à Bruxelles, où bon nombre de candidats et d’élus sont des non-belges mais citoyens européens et s’investissent dans leur localité. Le statut de capitale européenne de Bruxelles et de la grande présence de personnel politique étranger n’est pas pour rien dans cette réussite. C’est également une réussite dans les villages situés en zones frontalières où les questions liées aux transfrontaliers sont capitales. L’enjeu est plus complexe ailleurs, je le conçois facilement. Ceci dit, l’Europe doit continuer à encourager la démocratie et pas uniquement au niveau local ou au niveau européen mais aussi au niveau régional et national. Toutefois, la montée des conservatismes et des replis identitaires en Europe fait peur et ne laisse pas apercevoir de beaux jours pour la démocratie. C’est donc notre devoir de citoyen de faire aussi barrage au niveau de l’Europe contre tout extrémisme et tout repli sur des pseudo-valeurs nationales qui, pour certains, ne sont que le cache-sexe d’un extrémisme fleurant le racisme.

Propos recueillis par Julien Vanhée

PRESSE : non aux SAC !

Le Parlement Fédéral a voté une loi réformant les sanctions administratives communales. Cette loi met en place la possibilité de sanctionner des jeunes à partir de 14 ans pour des petites incivilités commises sur le territoire de la Commune. Attention, on ne parle pas de délits ou de crimes qui relèveraient de la justice (ou de la justice de la jeunesse). Cette loi est assez inquiétante, en effet, on remarque que 70 % des communes sondées par le délégué général aux droits de l’enfant n’ont pas appliqué de sanctions aux jeunes entre 16 et 18 ans pendant les 3 dernières années. Il y a donc de quoi s’étonner sur la nécessité impérieuse de voter cette loi aujourd’hui si ce n’est d’en remettre une couche dans un climat anti-jeunes. A mon sens, il est évident que, dans le développement d’un jeune, une mesure éducative sera toujours plus efficace qu’une sanction pécuniaire qui frapperait encore plus les familles défavorisées.

Les communes sont chargées de décider la mise en place de cette mesure ou non sur leur territoire. En tant que conseiller communal, je défendrai toujours la prévention et l’éducation face aux bâtons socialement injustes et concrètement inefficaces. C’est d’ailleurs dans la lignée toujours appliquée à Evere de garder le dialogue avec les jeunes.

Retrouvez mon passage au JT de la RTBF ici.

Berce du Caucase

La berce du Caucase est une plante qui fait de plus en plus son apparition chez nous ces dernières années. Il s’agit d’une plante invasive qui prolifère en Belgique alors qu’elle n’est pas dans son environnement naturel et qui prend la place des espèces endogènes. De plus, la berce du Caucase est dangereuse pour l’être humain. En effet, elle contient une sève extrêmement toxique qui peut causer des brulures très graves. Il s’agit d’être donc extrêmement vigilant quand on voit cette plante qui se développe surtout le long des lignes de chemin de fer et des autoroutes ou sur des terrains vagues au début de l’été.

En tant que Conseiller communal, j’ai posé une question au collège des Bourgmestre et échevins afin de savoir ce que la commune faisait pour endiguer la prolifération des plantes invasives sur le territoire de notre commune d’Evere. J’ai donc pu constater que, contrairement aux autres années, la berce du Caucase n’est pas apparue à Evere mais bien à Haeren sur des terrains jouxtant notre commune (Houtweg, rue du Biplan). Sur demande de notre commune, la Ville de Bruxelles a procédé à l’arrachage des plantes toxiques. Néanmoins, les racines restant dans le sol, cela n’empêche pas les plantes de ressurgir l’année d’après.

J’ai également demandé que les éverois-es soient informés des risques de la berce du Caucase. En effet, lors d’une ballade ou d’un passage dans des zones où elles sont présentes, il faut être très vigilant. Suite à cette demande, la Commune m’a informé que dès l’année prochaine, une information serait donnée dans le journal communal Evere-contact lors de la saison dangereuse.

Invendus mais pas perdus

Chaque année des tonnes de vivres sont détruites par les supermarchés parce qu’elles n’ont pas été vendues. Toute cette nourriture encore parfaitement consommable se retrouve alors dans les poubelles sans autre forme de procès. Des histoires consternantes ont même tourné sur les réseaux sociaux comme quoi des chaînes aspergeaient leurs poubelles d’eau de javel pour éviter soit disant les rats et autres rongeurs ou insectes indésirables. Cela rendait donc ces vivres impropres à tout recyclage ou don.

Il y a aujourd’hui des personnes qui n’ont malheureusement pas de quoi se nourrir au quotidien. Au regard de ces situations alarmantes, la destruction des invendus est incompréhensible. La solidarité devrait pouvoir s’exprimer par un simple geste. Récemment, la Commission Européenne a décidé de couper dans son budget consacré aux aides aux banques alimentaires en Europe. Ces banques récoltent des vivres pour les redistribuer à ceux qui sont dans le besoin. Au vu de cette situation, il est important de réagir pour éradiquer la pauvreté d’une part mais aussi, pendant ce temps, de soutenir les banques alimentaires dans leur action.

C’est pourquoi, en tant que Conseiller communal à Evere, j’ai déposé une proposition de motion pour encourager les grandes surfaces de distribution à mettre leurs invendus à disposition des banques alimentaires. Je souhaite que les supermarchés appliquent cette initiative sans tarder. S’ils ne le font pas, il existe différents moyens de les y contraindre, comme par exemple en conditionnant l’octroi ou le renouvellement du permis d’environnement des supermarchés à la mise à disposition des invendus à au moins une banque alimentaire.

Contre le TSCG

Le 22 janvier 2013, je cosignais en tant que Président des Jeunes Socialistes une carte blanche demandant le refus du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG ou traité budgétaire). J’ai par ailleurs interpellé les membres du bureau du PS à ce sujet aussi. Une députée socialiste a voté contre. D’autres ne l’ont pas voté non plus. Merci aux courageux, espérons que nous pourrons changer l’Europe demain.

Voici le texte :

L’Europe s’enfonce chaque jour un peu plus dans la récession. En cause, les politiques d’austérité qui, de Lisbonne à Athènes, en passant par Londres, Paris, Rome, Madrid, Berlin ou Bruxelles, cassent l’activité économique et engendrent chômage, baisse des salaires et misère.

Ceux qui ont mis en œuvre ces politiques mortifères nous pressent de ratifier le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) en Europe. Or, ce traité couplé à l’autre traité, celui qui porte sur le mécanisme européen de stabilité (MES), réservé aux seuls pays de la zone euro, s’inscrit dans la même logique austéritaire. Une logique qui a pourtant montré son échec complet depuis la crise économico-financière de 2008-2009 et le montre encore sous nos yeux en Grèce ou en Espagne.

En réalité, le traité budgétaire représente une double menace, économique et démocratique. Sur le plan économique, le traité durcit encore les critères de Maastricht en abaissant le seuil du déficit maximal autorisé de 3 % à 0,5 % : c’est la fameuse règle d’or. Inutile de préciser qu’une telle règle aura inévitablement les effets déjà observés dans le passé, c’est-à-dire coupes budgétaires, multiplication des chômeurs et recul de l’activité économique. De surcroît, avec ce traité, les budgets nationaux seront complètement contrôlés par la Commission et la cour de justice européenne, ce qui signifie que les Parlements fédéral et régionaux seront mis sous tutelle. Une telle contrainte porte un nom : il s’agit purement et simplement d’un déni de démocratie, d’un hold-up démocratique.

Il y a plus, car le TSCG prévoit également – dans son article 4 – que lorsque la dette totale d’un Etat dépasse 60 % de son produit intérieur brut (PIB), celui-ci a alors l’obligation de la réduire à raison d’un vingtième par année – au total en vingt ans donc. Faisons un petit calcul : une telle politique signifie que les pouvoirs publics de la Belgique doivent dégager chaque année pendant vingt ans un excédent budgétaire de l’ordre de 7 milliards d’euros. En d’autres termes, notre futur prévisible, c’est l’austérité pour demain, après demain et encore plus loin. Avec la conséquence supplémentaire que cette véritable asphyxie budgétaire empêchera toutes les mesures indispensables au déploiement d’une transition énergétique et écologique.

Dès lors, une conclusion s’impose : nous les signataires de cet appel, nous demandons à tous les parlementaires d’ouvrir les yeux et de s’opposer par leur vote à la ratification du traité budgétaire (TSCG), synonyme d’austérité, de misère, de régression et de chômage sur une échelle encore inconnue à ce jour.

 

(1)Extrait de la liste des premiers signataires de l’Appel contre le TSCG :

Antoine Attout, Réseau Financement Alternatif ; Francis Bismans, CF MG, Univ. de Lorraine ; Christian Binet, conseiller communal MG Aubange ; Benoît Blondeau, SR FGTB BW ; Olivier Bonfond, Cepag ; Sfia Bouarfa, députée PS BXL ; Guéric Bosmans, Président ProJeuneS ; Jalil Bourhidane, JOC Bruxelles ; Carlo Briscolini, SR Centrale Générale FGTB-Charleroi ; Théo Bruyère, ex-échevin Ecolo Lg ; Nicole Cahen, BE Parti de la Gauche européenne ; David Cordonnier, Président MJS ; Jean Cornil, ex-député/sénateur PS ; Nico Cué, Secrétaire Régional des Métallos BXL-W ; François D’Agostino, BP du PC Wallonie-Bruxelles ; Jacques Debatty, Président MOC-BXL ; Xavier Dupret, économiste Gresea ; Slim Essaker, JOC Lg ; Jean Fagard, SP fédé. Lg PC, BP du PC ; Guy Fays, SR FGTB Namur ; Ezio Gandin, Amis de la Terre ; José Garcia, SG du syndicat des locataires ; Roger Goddin, délégué régional SEL-SETCa BW ; Sophie Heine, Queen Mary, University of London et Oxford University ; Bernard Hennebert, journaliste, site consoloisirs ; Jules Jasselette, ex-échevin PS de Liège ; Jean-Marie Kaddes, délégué principal CSC Tecteo-Voo ; Giorgos Karatsioubanis, coordinateur SYRIZA en Belgique ; Coralie Ladavid, SP de la Fédé. des maisons médicales franco. ; Claire Lammerant, SF MOC BW ; Marie-Françoise Lecomte, avocate, CF MG ; Raymonde Le Lepvrier, SR SETCa Namur ; Paul Lootens, SG Centrale Générale FGTB ; Mélisa Maggio, permanente services publics secteur ALR et Soins de Santé, Hainaut et Philippeville ; Fred Mawet, ATTAC BXL 2 ; Céline Meneses, B.E. du Parti de la Gauche Européenne ; Jean-Pierre Michiels, ACJJ – Association culturelle Joseph Jacquemotte ; Céline Moreau, coordinatrice JFGTB ; Robert Neuray, comité section de Liège du PS ; Patrick Olczyk, Comité fédéral du MG, instigateur de l’Appel ; Christine Pagnoulle, présidente ATTAC Liège ; Jean Peltier, site d’infos anticapitaliste Avanti ! ; Daniel Piron, SR FGTB Charleroi ; Rudy Pirquet, SG SETCa Charleroi ; Alain Preud’homme, Casa Nicaragua ; Daniel Richard, SR interprofessionnel FGTB Verviers et Communauté germanophone ; François Schreuer, conseiller communal VEGA à Liège ; Jean-Marc Senger, SF CSC BN ; Jean-François Tamellini, SF FGTB ; Robert Tangre, conseiller communal FdG Courcelles ; Joël Thiry, SR Interprofessionnel Lux. ; Eric Toussaint, économiste, CADTM ; Daniel Van Daele, SR FGTB ; Alain Van Praet, délégué principal CSC-Transcom ; Bernard Wesphael, député, président du MdG.

Résultats des élections

(c) RTBF

Après une longue attente, nous connaissons le résultat des élections communales. Tout d’abord, je suis très content que, de manière globale, le PS reste le premier parti de Wallonie et de Bruxelles. Je suis également heureux de l’élection d’un très grand nombre de jeunes socialistes. Cela faisait longtemps que les JS voulaient se montrer digne de confiance et actifs au niveau local.

Ces élections laissent tout de même un goût amer. Je ne m’étendrai pas sur le sujet. Je suis juste déçu de voir comment certains trahissent leur parole ou retournent leurs vestes.

En ce qui concerne Evere, la Liste du Bourgmestre est, et de loin, la première liste sur la commune. Le maïorat de Rudi Vervoort est confirmé. La Liste s’alliera avec le FDF afin de former une majorité forte et au service des éverois. Je remercie tous les éverois et éveroises qui ont accordé leur soutien à la Liste du Bourgmestre. Quant à moi, je siégerai en tant que conseiller communal pendant cette mandature… la suite au prochain épisode.

Candidats à gauche

La campagne communale touche à sa fin. Dimanche, tous les citoyens iront voter ! On entend la Ministre de la Justice dire qu’elle ne sanctionnera pas les abstentionnistes. En tant que candidat et citoyen, je ne peux que regretter cette attitude forçant la main à certains à ne pas prendre leurs responsabilités ce dimanche. Pourtant, il est temps de prendre le destin de la collectivité en main. Cela nous rappelle que se battre pour la démocratie reste important. Il faudra continuer les efforts d’inclusion de tous les citoyens et casser les barrières entre chacun. Il est temps de savoir si on veut continuer à avoir des quartiers où on se parle, où on vit sans la peur de l’autre et avec le respect de chacun.

Si je suis candidat, c’est pour défendre une vision de la société. Une vision résolument à gauche. Je ne suis pourtant pas rempli de dogmes. Je veux être à l’écoute de chacune et chacun, surtout de ceux qu’on n’écoute pas. Devenir conseiller communal, c’est avant tout avoir beaucoup de réunion où on parle des gens, de leur quotidien et du concret. Dans la campagne, j’ai entendu beaucoup de politiciens qui parlent et qui promettent. Ma seule promesse est de rester toujours à l’écoute pour pouvoir trouver des réponses adéquates aux problèmes des gens. Nous avons eu quelques semaines pour convaincre, nous devrons agir pendant 6 ans. Que nous soyons élus ou non, nous avons entendu pendant cette campagne l’importance d’être engagé au niveau local pour réduire la pauvreté, pour lutter contre les discriminations, le sexisme et le racisme, pour poursuivre la transition écologique, pour augmenter la démocratie dans nos quartiers.

Il est important également de soutenir de jeunes candidats car nous avons besoin de nouvelles têtes. Ce 14 octobre, je ne peux que vous encourager de soutenir les jeunes candidats de gauche qui partagent ces combats dans vos communes sur les listes PS ou à participation socialiste.

  • à la Ville de Bruxelles : Cédric Limani (mais aussi Faouzia Hariche, Rebecca Overloop, Henri Simons, Delphine Houba et bien sûr Freddy Thielemans)
  • à Ixelles (liste LB) : Yannick Piquet, Maïté Moren et Romain De Reusme (mais aussi Caroline Désir, Pierre Lardot, Bea Diallo et bien sûr Willy Decourty)
  • à Saint-Gilles (liste LB) : Laurent Boschloos (mais aussi Thierry Van Campenhout et bien sûr Charles Picqué)
  • à Forest : Charles Spapens, Lise Batugowski (mais aussi Marie Arena, Isabelle Grippa, Magda De Galan et bien sûr Marc-Jean Ghyssels)
  • à Schaerbeek : Matthieu Degrez (mais aussi Catherine Moureaux, Karim Chetioui, Jean-Pierre Van Gorp et bien sûr Laurette Onkelinx)
  • à Anderlecht (liste PS-cdH) : Lotfi Mostefa (mais aussi Fabrice Cumps, Laurent Gäbele et bien sûr Eric Tomas)
  • à Molenbeek (liste LB) : François Cavenaile (mais aussi Houria Ouberri, Ursule Akatshi et bien sûr Philippe Moureaux)
  • à Woluwé-St-Lambert : Julien Uyttendaele (et bien sûr Anne Broché)
  • à Woluwé-St Pierre : Jérôme Legros, Edouard Degrez, Mohamed Temsamani, Manon Vandervorst (mais aussi Cécile Vainsel et bien sûr Manu Degrez)
  • à Auderghem : Fabien Rifflet (et bien sûr Véronique Jamoulle)
  • à Watermael Boisfort : à votre guise (et bien sûr Michel Kutendakana)
  • à Jette : à votre guise (mais aussi Julien Casimir et bien sûr Mireille Francq)
  • à Ganshoren (liste LB) : Lara Thomès (et bien sûr Michèle Carthé)
  • à Koekelberg : Khalil Aousti (mais aussi Brian Booth et bien sûr Ahmed Laaouej)
  • à Etterbeek : Nicolas Bardio (mais aussi Francine Verstraeten, Jonathan Couvreur et bien sûr Rachid Madrane)
  • à Saint-Josse : Julie De Pauw (mais aussi Philippe Boïketé, Emir Kir et bien sûr Jean Demmanez)
  • à Berchem Sainte Agathe : à votre guise (mais aussi Yonnec Pollet, Salvatore Mulas et bien sûr Marc Ghilbert
  • à Uccle : à votre guise (mais aussi Guéric Bosmans et Françoise Dupuis)

et bien sûr à Evere : David Cordonnier (13e) sur la liste LB RUDI VERVOORT

et il y a encore bien des endroits où je souhaite soutenir des candidat-e-s en qui vous pouvez avoir confiance : à Charleroi (Maxime Felon, Elena Bourenina, Michael Ternoey, Gaetan Bangisa, Manon Beghin et Maximilien Lerat à la province), à Courcelles (Samuel Balseau), à Aiseau-Presles (Graziana Trotta), à Morlanwez (Alexandre Mpasinas) à Soignies (Chiraz El Fassi), à Nivelles (Gaétan Thibaut), à Mons (Marie Meunie, Stéphane Bernard, Maxime Pourtois, Fanny Noël), à Seraing (Déborah Géradon, Laura Crapanzano), à Huy (Adrien et Alexis Housiaux, Anne Ferir), à Liège (Thomas Dawance, Jérôme Vandermas), à Arlon (Marie Neuberg), à Namur (Audrey Peltyn, Arnaud Dricot), à Andenne (Maxime Delaite), à Waremme (Aurélie Vankeerberghen, Maude Philippe), à Binche (Kevin Van Houter), à Verviers (Malik Be Achour, Duygu Celik), à Herstal (Stéphane Ochendzan), à Chièvres (Bruno Lefbvre), à Chimay (Julie Vincent) et encore ailleurs (toutes mes excuses à celles ou ceux que j’aurais oublié-e-s)…

Sanctionner à 14 ans ?

Un projet de la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (cdH) veut donner aux communes de nouvelles possibilités pour répondre aux problèmes de sécurité que les Bourgmestres veulent visiblement régler avant le 14 octobre. S’il est important de s’attaquer au sentiment d’insécurité qui peut régner dans les quartiers, il ne faut pas se tromper de cible. Le projet dont il est question vise, entre autres, les plus jeunes. Il permet aux communes qui le souhaitent de donner des sanctions administratives à partir de l’âge de 14 ans – aujourd’hui c’est 16 ans la limite. Ces amendes serviraient à punir les « petites incivilités ». Il faut d’abord être conscient qu’il y a une appréciation très large laissée à l’autorité qui sanctionne et qu’aucun moyen de défense n’est assorti à cela. Notez que la Ministre de l’Intérieur fait de l’excès de zèle vu que cette mesure n’est nullement prévue par l’accord de Gouvernement.

Ce qui me choque le plus dans cette mesure c’est qu’elle est socialement injuste et probablement inefficace. Tout d’abord, il faut préciser que ce seront les parents qui devront payer l’amende. Si dans la tête de Madame Milquet, tous les parents ont des fins de mois sans problème et le temps nécessaire pour s’occuper de leurs enfants, la vraie vie en est pourtant éloignée. Bon nombre de parents ont des difficultés à accomplir leur autorité parentale parce qu’ils bossent comme des fous, parce qu’ils n’ont pas le niveau d’éducation de Madame Milquet, parce qu’un fossé culturel s’est creusé entre des parents issus d’une immigration déracinante et des enfants ancrés dans un multiculturalisme où le racisme n’a pas encore disparu ou pour toute autre raison que nous ne pouvons pas nous permettre de juger. Un gosse de riche pourra commettre son méfait, les parents payeront (donneront peut-être un savon au passage) et l’histoire sera vite oubliée. Les enfants de parents défavorisés mettront toute une famille dans le besoin. Cette sanction attaque donc les pauvres ! De plus, rien n’a jamais prouvé qu’une amende avait un effet dissuasif sur la récidive. Cela induit juste un climat sécuritaire qui n’a jamais fait disparaître les sentiments d’insécurité. Que du contraire…

Dans la proposition de la Ministre de l’Intérieur, les Communes ont le choix d’appliquer ou non la réduction de l’âge limite pour les sanctions administratives. Je me battrai pour que ma Commune n’applique pas cette mesure et j’espère que toutes les communes socialistes en feront autant. Je pense qu’il est temps de s’attaquer aux problèmes réels connus par la jeunesse, comme par exemple les contrôles menés au faciès, les discriminations au sein de la police, l’ancrage local des policiers et leur connaissance des habitants de leur zone, etc.

Il ne faut pas néanmoins rester sans réponse face aux incivilités. La réponse à donner doit être réparatrice et éducative sans angélisme aucun. Il faut inclure toute la sphère éducative. C’est pour cette raison que les communes doivent absolument décloisonner le dialogue entre les établissements scolaires, les médiateurs de quartiers, les services de prévention, les maisons de jeunes, les associations d’aide en milieu ouvert ou tout autre association d’aide à la jeunesse présente. Des rencontres régulières doivent avoir lieu entre tous ces acteurs afin de donner les meilleures réponses aux problèmes quotidiens. S’il faut une réparation d’un acte, elle ne peut être pécuniaire pour ne pas induire un système où celui qui pourrait se payer le luxe de ses méfaits vivrait tranquillement. La réparation doit permettre de réconcilier le jeune avec son quartier et ses habitants.

Pour les cas plus grave, j’estime qu’il existe un arsenal dans les textes légaux d’aide à la jeunesse qui peuvent répondre de manière intelligente et ferme aux faits qualifiés d’infractions (pour plus d’infos, voir l’excellent rapport de la Fondation Roi Baudoin sur le sujet). Il est pour autant nécessaire que la loi soit appliquée. Les juges de la jeunesse n’utilise qu’une ou deux mesures (IPPJ ou travaux d’utilité publique) mais les autres sont rarement appliquées. Aujourd’hui la Fédération Wallonie-Bruxelles favorise le suivi éducatif intensif. C’est un premier pas. Évidemment face aux évènements d’une gravité extrême, je rappelle que la loi permet au juge de la jeunesse de se dessaisir au profit de la justice pénale pour adulte et de ses lourdes peines. Notre législation est donc excellente. Il faut juste l’appliquer et éviter de réinventer la roue à l’approche de chaque échéance électorale.

PRESSE : jeunes sur les listes

La Dernière Heure a demandé mon avis sur la place des jeunes sur les listes électorales. Gadget électoraliste ou réel investissement ? Dans ma Commune, Rudi Vervoort a pris des engagements clairs. Je souhaite que ce soit le cas ailleurs également. La commune est le niveau de pouvoir le plus proche des citoyens, celui du quotidien. Il est important qu’il soit représentatif de la société. Une bonne équipe doit allier la force de l’expérience et la vigueur de la jeunesse. Où que vous soyez, n’hésitez pas à soutenir un jeune, il faut des nouveaux visages !

 

Technocratisation

Ces 22 et 23 septembre 2012, Itinera Institute organisait sa première Summer School : un week-end de conférences et de débats pour quelques jeunes flamands et francophones mystérieusement choisis par Itinera. Parmi des collaborateurs politiques du MR, de V. Van Quickenborne, de S. Vanckere, de P. Magnette, un député N-VA, un groen, des économistes, des chercheurs, des industriels, des représentants du VOKA, des entrepreneurs, une diplomate, des avocats, un syndicaliste, des assureurs, des banquiers, des financiers,… Parmi eux,  j’étais dans le lot. J’ai longtemps hésité à m’y rendre. Dans une démarche libre-exaministe, j’y suis allé.

Mais qu’est donc Itinera Institute ? Excellente question ! Il s’agit d’un « think tank indépendant ». C’est en tout cas comme ça qu’ils se définissent. Groupe d’économistes et de chercheurs, l’institut produit des études sur divers sujets économiques et de finances publiques. Ils interviennent régulièrement dans les débats d’actualité.

Ce qui me dérange particulièrement c’est qu’ils refusent de parler de leur mode de financement. Laconiquement, les seules réponses qu’on obtient sont : « nous recevons des dons et héritages, nous ne bénéficions pas de subsides publics, chaque source de financement ne dépasse pas 10% du budget total. » Mais qui sont ces généreux donateurs ? Selon moi, ne pas publier la liste des donateurs ne permet pas au think tank de garder une image indépendante. Il reste un mystère dans cette organisation. Les sources de financement donnent lieu à tous les fantasmes sur la neutralité et l’indépendance de l’institut. Malgré les tentatives répétées d’en savoir plus sur le sujet, les responsables d’Itinera Institute se taisent dans toutes les langues. Certains se sentent même obligés de donner des gages de leur indépendance. Ils se cachent également derrière le fait qu’ils ne bénéficient pas d’argent public et qu’ils ne sont donc pas tenu d’être transparent sur leur financement. Pourtant leur action se situe tellement dans le champs economico-politique que l’opacité de la structure nuit à la crédibilité et à l’image indépendante qu’elle veut se donner.

Sur le fond, le débat était particulièrement orienté sur l’économie belge, le système de pensions, les soins des personnes âgées (thématique très importante en Flandre mais beaucoup moins à Bruxelles et en Wallonie), le système énergétique ou l’économie chinoise. Si les positions sans surprises de bons nombre d’interlocuteurs m’ont révoltées, je dois avouer que certains tabous ou ukases que je pouvais percevoir sont tombés.

Quoi qu’il en soit, le discours d’Itinera Institue a souvent bien servi l’argumentation de politiciens surtout dans le champs libéral. Toutefois, je vous rassure, il y a encore deux visions différentes du monde de demain selon qu’on soit socialiste ou libéral. L’institut est au service de l’économie de marché et de sa survie en Belgique. Ils ont également une vision très technocratisée de la société. Tout n’est que « paramètres », « données », « efficience », « compétitivité », « marché », etc. Il n’y a que peu de place pour l’humain et la solidarité dans ce discours. Point de démocratie dans sa réflexion, c’est même un paramètre qui semble entraver le développement efficace et efficient de la société telle qu’ils l’imaginent.

Evidemment, je ne partage pas cette vision de la société et de la politique. Je la dénonce fermement. J’exhorte les économistes et expert d’Itinera Institute à connaître la réalité de ceux qui subissent l’économie de marché et qui se sentent être la génération de la crise, à œuvrer aussi à l’expression démocratique et à la prise en compte de la parole des plus faibles et des opprimés.

PRESSE : Culture à Evere

Radio Vibration, la radio associative bruxelloise des musiques électroniques, propose en collaboration avec l’ASBL VMP, une série d’émissions dans le cadre des élections communales du 14 octobre 2012 à Bruxelles, en périphérie de Bruxelles entre autre les communes à facilités. La première émission aura pour objectif de rappeler aux jeunes auditeurs les principes et les enjeux de ces élections.

Ensuite 21 émissions électorales seront consacrées chacune aux 19 communes de la Région de Bruxelles Capitale et 2 émissions sur les communes en périphérie. Chacune de ces émissions reprendra, par commune, les interventions des 5 grands partis francophones (CDH, ECOLO, FDF, MR, PS). Ceux-ci s’exprimeront à propos de la place de la culture pour les jeunes, au sein des programmes électoraux et aussi les raisons d’aller voter. Les deux dernières émissions porteront sur le même sujet, mais seront consacrées aux communes « à facilités ». Chaque candidat bruxellois ont été filmés pendant leur interview grâce à une webcam en studio.

N’hésitez pas à partager l‘interview de David Cordonnier, 13e sur la liste LB RUDI VERVOORT à Evere.

Interview de David Cordonnier sur Radio Vibration

PRESSE : contre les violences

Le 27 juin 2012, une manifestation s’est tenue en soutien des jeunes qui avaient été violentés par la police lors d’un rassemblement pacifique contre l’extrême-droite à Bruxelles. Les jeunes socialistes se sont joints à cette mobilisation pour la démocratie et contre le populisme. Lisez l’article.

Génération de la Crise !

Lancement de la campagne européenne à La Rochelle en août 2012 avec not. Catherine Trautman (députée européenne), David Cordonnier, Thierry Marchal-Beck (président des jeunes socialistes français), Martin Schulz (président du Parlement européen), Bernard Cazeneuve (ministre français), Harlem Désir (député européen, candidat à la tête du PS français), Pervenche Bérès (députée européenne), George-Pau Langevin (ministre française),…

Plusieurs organisations de jeunesse socialistes d’Europe ont lancé, fin août 2012 à La Rochelle (France), la campagne « GENERATION OF THE CRISIS : RISE UP » (Génération de la crise : lève toi). Cette campagne est l’écho de toute la jeunesse qui souffre et qui est, malgré elle, la génération de la crise. C’est une mobilisation très large pour une Europe de l’emploi, une Europe démocratique, une Europe écologique, une Europe sociale. Les jeunes demandent de :

  • taxer les riches ;
  • lutter contre les paradis fiscaux au niveau européen ;
  • désarmer la bombe du chômage des jeunes. Interdire les emplois précaires et bannir la pratique des stages non payés ou sous payés ;
  • créer de nombreux emplois de qualité par la réduction du temps de travail ;
  • investir massivement dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables ;
  • protéger les travailleurs européens par un salaire minimum et des mesures contraignantes en matière d’égalité salariale femme-homme ;
  • permettre à la Banque Centrale Européenne de leur prêter directement, au lieu d’enrichir inutilement les banques 
privées, sur le dos des peuples ;
  • introduire une taxe sur les transactions financières de 0,1% ;
  • rendre l’Union Européenne plus démocratique.

Pour faire de ces demandes des réalités : il faut signer et faire tourner la pétition en ligne maintenant.

Vous pouvez découvrir le stream du lancement officiel de la campagne européenne lors des Universités d’été du PS et du MJS français à La Rochelle, le 24 août 2012. (intervention de David Cordonnier à 44’37″)

 

PRESSE : réforme du chômage

Découvrez la réaction des jeunes socialistes quant à la future réforme du chômage. Cette réforme injuste touchera les publics les plus fragilisés et mettra à mal les finances des CPAS et partant celle des communes. Les jeunes socialistes s’opposent à ce système qui relèguera des personnes dans la précarité alors qu’il n’y a pas d’emploi pour tout le monde et qu’il est de plus en plus difficile de se réorienter. Le chômage n’encourage pas l’assistanat mais permets de garder la tête hors de l’eau dans les moments difficiles.

Article de la Une du journal METRO du 11 mai 2012

Le PS sur la LB à Evere

Dans la Commune d’Evere, le Bourgmestre Rudi Vervoort (vice-président du PS) a souhaité mener une liste large et représentative de la commune. Cette liste comprend majoritairement des candidats du Parti Socialiste – PS – éverois. La liste est complétée par les camarades flamands du sp.a, des candidats indépendants ainsi que trois candidats openVLD. La présence de ces derniers peut paraître incongrue surtout vu les divergences que connaissent les deux partis. Néanmoins, le chef de file libéral flamand à Evere n’a pas le profil de ses congénères nationaux. Guy Vanhengel est un éverois convaincu qui se bat pour sa commune. Il a d’ailleurs pleinement adhéré au programme proposé ambitieux et solidaire proposé par le PS. C’est un défi important qui permettra à la Liste du Bourgmestre, nous l’espérons, de réunir une majorité large au service de toutes et tous.

La Liste du Bourgmestre :

1. Rudi Vervoort ; 2. Eliane Lepoivre-Daels ; 3. Pierre Muylle ; 4. Fatiha Saïdi ; 5. Jef Corten ; 6. Dominique Clajot-Derochette ; 7. Christian Béozière ; 8. Véronique Levieux ; 9. Pierre-Paul Gobberecht (sp.a) ; 10. Martine Raets (openVLD) ; 11. Georges Pollet (indépendant) ; 12. Karin Bouko ; 13. DAVID CORDONNIER ; 14. Renée Christoffel-De Vos ; 15. Laurent Vanclaire ; 16. Jacqueline Delaet ; 17. Ali-Ihsan Ince ; 18. Nadine Meert ; 19. Maurice Smet (openVLD) ; 20. Katrien De Beuckelaere (sp.a) ; 21. Robert Van Brussel  22. Ingrid Haelvoet (indépendante) ; 23. Michel Van de Velde ; 24. Pauline Cliquet (indépendante) ; 25. Yvan Muylaert ; 26. Julie De Greef (sp.a) ; 27. Sébastien Lepoivre ; 28. Latifa Benallal ; 29. Ridouane Chahid ; 30. Louise Delhaye ; 31. Mathieu Vervoort ; 32. Nicole Lepage ; 33. Guy Vanhengel (openVLD)

 

PRESSE : La relève à Evere

Dans la DH du 16 avril dernier, une page était consacrée aux défis d’avenir à Evere et à la Liste du Bourgmestre. Sur cette liste, on trouve des jeunes figures comme Mathieu Vervoort, Sébastien Lepoivre, Ridouane Chahid et David Cordonnier. Découvrez l’article

Article issu de la Dernière Heure du 16 avril 2012

  • 1BRU1VOTE

    1BRU1VOTE

  • Complexe sportif

    Complexe sportif

  • coin P

    coin P

  • Contrôles d’identité au faciès

    Contrôles d’identité au faciès

  • Interpellation plan Écoles

    Interpellation plan Écoles

  • Artistes : ce que dit le PS

    Artistes : ce que dit le PS

  • Artistes : ce que dit le cdH

    Artistes : ce que dit le cdH

  • Artistes : ce que dit ECOLO

    Artistes : ce que dit ECOLO

  • Artistes : ce que dit le FDF

    Artistes : ce que dit le FDF

  • Artistes : ce que dit le MR

    Artistes : ce que dit le MR

  • Artistes : ce que dit le PTB-Go!

    Artistes : ce que dit le PTB-Go!

  • Hommage à Mandela

    Hommage à Mandela

  • Légalisation du cannabis

    Légalisation du cannabis

  • Droit de vote des étrangers

    Droit de vote des étrangers

  • PRESSE : non aux SAC !

    PRESSE : non aux SAC !

  • Berce du Caucase

    Berce du Caucase

  • Invendus mais pas perdus

    Invendus mais pas perdus

  • Contre le TSCG

    Contre le TSCG

  • Résultats des élections

    Résultats des élections

  • Candidats à gauche

    Candidats à gauche

  • Sanctionner à 14 ans ?

    Sanctionner à 14 ans ?

  • PRESSE : jeunes sur les listes

    PRESSE : jeunes sur les listes

  • Technocratisation

    Technocratisation

  • PRESSE : Culture à Evere

    PRESSE : Culture à Evere

  • PRESSE : contre les violences

    PRESSE : contre les violences

  • Génération de la Crise !

    Génération de la Crise !

  • PRESSE : réforme du chômage

    PRESSE : réforme du chômage

  • Le PS sur la LB à Evere

    Le PS sur la LB à Evere

  • PRESSE : La relève à Evere

    PRESSE : La relève à Evere

Arts et Culture

Dans mon parcours, je suis passé par la case ‘école d’acteur’ avant de faire un Master en gestion culturelle et après avoir fait une candidature en Droit. Si je ne travaille pas dans ce milieu, j’y suis quand même très fort investi. Je suis président d’un centre culturel (l’entrela’ – Centre Culturel d’Evere) administrateur d’une compagnie théâtrale (l’Acteur et l’Écrit), je me rends régulièrement dans les salles de spectacles et d’expo par curiosité et pour nourrir ma soif de découvertes, je redouble de passion pour les débats sur la création.

Le débat sur les politiques culturelles mérite plus qu’une section sur un site internet. C’est un débat de société à porter, comme le PS l’a fait il y a 10 ans en initiant les États Généraux de la Culture. Ensuite, le débat doit être suivi d’un plan d’action concret. Les Arts et la Culture sont vecteurs d’éducation, de citoyenneté, d’épanouissement, de liberté, de créativité et de militance. Donc, l’accès à la Culture, aux Cultures, est capital. Il ne s’agit pas que d’une question pécuniaire. C’est aussi une question d’ouverture, d’information, d’éveil, d’éducation. C’est en ce sens que vont les initiatives lancées par le Décret Culture-Enseignement ou par la réforme des centres culturels que le PS a mis en place. Mais il faut évidemment continuer le travail pour jeter des ponts entre les créateurs et la société, pour les faire dialoguer, pour faire grandir les nouvelles générations.

Ensuite, que serait ce secteur sans sa substantifique moelle : ses travailleurs. La création est un métier, pour garantir cela il faut la financer à la hauteur de ses besoins et non des moyens existants. Seul le financement public peut garantir qualité et diversité dans la création. Je suis conscient que le carcan économique actuel est exécrable. Nous ne pouvons accepter des coupes dans le secteur artistique et culturel. Nous sommes coincés par les logiques budgétaires austéritaires imposées par l’Europe.

Ces travailleurs ne seraient rien sans la considération statutaire dont ils ont droit. Il ne faut pas éluder le débat sur le statut de l’intermittent du secteur culturel. La particularité de ces métiers fait que les périodes de travail ne sont pas nécessairement régulières. Il faut en finir avec le mythe où vie d’artiste rime avec vie de bohème. Il faut lever la suspicion qui pèse sur tous les travailleurs de ce secteur. S’il est évident pour moi que la chasse aux chômeurs doit disparaître, il l’est tout autant que l’activation des demandeurs d’emploi du secteur artistique et culturel ne peut pas se concevoir comme pour toutes les professions. Il faut prendre en considération les conditions de travail dans ce domaine au niveau du Forem et d’Actiris pour arrêter toutes ces situations ubuesques que connaissent ces travailleurs au quotidien. C’est une question de dignité mais aussi un projet de société. En effet, une société qui considère bien ses artistes et ceux qui travaillent avec eux est une société démocratique saine.

 

Toujours jeune & toujours socialiste

Longtemps, je me suis investi dans les combats étudiants : liberté d’accès, coût des études, qualité de l’enseignement. Quand j’ai compris qu’en créant un rapport de force, on pouvait concrètement changer les choses, je me suis bougé. Idéaliste ne supportant pas l’inaction, je me suis engagé sur tous les fronts. Dans l’associatif, j’ai été notamment vice-président de la FEF, membre du bureau du Conseil de la Jeunesse et actif au sein du Cercle du Libre-Examen de l’ULB.

L’action politique permet de changer les choses. il est important que les jeunes ne délaissent pas ce champs d’action. C’est pour cette raison que j’ai décidé de continuer mon action militante dans la sphère politique. De 2012 à 2014, j’ai été le Président du Mouvement des Jeunes Socialistes de Wallonie et de Bruxelles. Je me suis attaché à faire grandir ce mouvement qui porte les valeurs de la gauche et du progrès. Plus que jamais, nous avions fait le constat que la jeunesse était devenu la génération de la crise. Avec tous les militant-e-s des Jeunes Socialistes nous avons réenchanté la débat politique en venant avec des propositions concrètes comme la réduction collective du temps de travail, comme l’introduction d’un salaire maximum, comme la légalisation du cannabis, comme la transition énergétique, l’amélioration des critères sociaux et environnementaux au niveau national et européen, etc.

Aujourd’hui, ces combats font partie intégrante des revendications du PS. Je reste jeune dans les idées et je veux résolument réenchanter notre démocratie. Mon engagement met l’accent sur la liberté, l’égalité, la solidarité et la justice. Cela passera par plus de participation démocratique et une qualité de vie augmentée par un temps de travail et des richesses mieux réparties.

Mieux me connaître

Né le 18 juillet 1983, j’ai grandi entre Bordet et Germinal, quartier d’Evere (Bruxelles). Aujourd’hui, je vis près de la place de la Paix, un quartier dynamique avec deux centres culturels, des commerces de proximité, des écoles, des parcs, des plaines de jeux…

Je travaille aux côtés de Rudi Vervoort dans son équipe régionale. Ma mission se focalise sur le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble à Bruxelles ainsi que sur l’amélioration des services qu’offrent la Région aux 100.000 étudiant.e.s qui y vivent.

Je suis un bruxellois investi, heureux avec mon Gaston (3 ans), passionné de culture, de découvertes et des plaisirs de la vie. J’ai un peu appris le chinois, je bosse bénévolement pour des compagnies théâtrales professionnelles, je me nourris de dépaysement et de ma cuisine. Mon rêve serait d’emmener plein de jeunes dans mes voyages pour ouvrir les horizons et rencontrer le monde. Je suis un idéaliste qui façonne le réel pour permettre d’avoir des villes, des quartiers faits de cohésion et de solidarité.

Pour me contacter, envoyez-moi un courriel.